" Paradigme " dans les dictionnaires :


Dictionnaire étymologique de la langue française, PUF, 1968

Terme de grammaire, 1561, empr. du latin grammatical paradigma (du grec paradeigma, qui signifie proprement " exemple ")


 

Trésor de la langue française, Gallimard, 1986 :

A – Grammaire : ensemble des formes que peut prendre un élément (généralement un mot). Syn. : déclinaison, flexion. Ensemble des formes que peut prendre un mot présenté comme modèle pour ce type de mot (...)

B – Linguistique : ensemble des unités d’un certain type apparaissant dans un même contexte et qui sont de ce fait dans un rapport d’opposition, de substituabilité (par opp. à syntagmatique) (...)

C – Épistémologie : conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d’explication envisageables, et les types de faits à découvrir dans une science donnée


 

Grand Robert de la Langue Française, 1985

Nom masculin attesté en 1561; latin grammatical paradigma, du grec paradeigma, " exemple "

1 – Grammaire : mot-type qui est donné comme modèle pour une déclinaison, une conjugaison (..)

2 – Linguistique (1949) : ensemble des termes qui peuvent figurer en un point de la chaîne parlée, axe de substitution (...)

3 – Figure littéraire : ensemble de notions, de réalités ayant un sémantisme commun (synonymes, contraires, etc.)

(...) " La valeur règne, décide, sépare, met le bien d’un côté, le mal de l’autre (le neuf/le nouveau, la structure/la structuration, etc.) : le monde signifie fortement, puisque tout est pris dans le paradigme du goût et du dégoût " (Roland Barthes)


 

Dictionnaire étymologique et historique, Larousse, 1971

milieu du XVIe, grammaire, du latin grammatical paradigma, du grec paradeigma, exemple, de deiknumi, montrer. Donne paradigmatique au XXe


 

Dictionnaire de la langue française du XVIe, Didier, Paris, 1961

Paradigme : exemple (dans un sens large); " Par tel moyen, les roys qui ont bien sceu faire élection de personnes dignes et auquels ils se fioyent entièrement, s’en sont trouvez grandement soulagez, leur peuple supporté, leur honneur conservé et puissance augmentée. Le roy François, premier du nom, venant à la couronne, sceut bien pratiquer ce paradigme. " Thevet, Homm. ill., 340 v° (G. compl.)